Cette Araignée se reconnaît visuellement au dessin style 18ème siècle qui orne son abdomen et à la bordure fine de ce dessin qui donne une impression de relief. Une zone plus claire transversale assez large coupe ce dessin. Ses toiles appuyées sur des construction en dur le long des étendues d'eau et des rivières sont aussi caractéristiques et lui ont donné son nom d'"épeire des ponts". Dans de bonnes conditions, on peut les voir par milliers, étonnamment proches les unes des autres. |
Elle se différencie de Larinioides cornutus par la présence de 3 anneaux au lieu de 2 aux métatarses/tarses. |
La Toile
La toile
de cette Araignée
est souvent
de belle taille,
estimée ici à 50cm
environ.
On lui compte
une quarantaine
de rayons.
La vue n'a pas été
facile à prendre
et les fils se voient
mieux sur l'agrandissement.
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L'Epeire des ponts
Larinioides sclopetarius
est une araignée presque grégaire
Les individus se supportent et on
et on peut rencontrer de véritables
colonies de ces bêtes.
Cette araignée se plait au bord de l'eau
sur toutes les constructions humaines,
d'où son nom vernaculaire.
La ville de Maastricht sur la Meuse
était envahie. Il y en avait sur
toutes les façades des maisons.
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La Femelle
Une vue typique de Larinioides sclopetarius, l'automne, le long d'un cours d'eau et de constructions humaines.
On reconnaît le dessin particulier de l'abdomen, très 18ème siècle, rehaussé d'une fine frange blanche.
L'animal de droite a été vu sous un lampadaire en pleine ville, non en proximité immédiate de la rivière. |
Cette femelle bien pleine a été vue au mois d'Avril... Elle a donc dû passer l'hiver adulte.
Sa teinte ne me semble pas usuelle. Après hésitation, ce devrait tout de même être Larinioides sclopetarius
dont la peau distendue efface (mais pas complètement) les dessins de l'abdomen. |
Animal actif la nuit, le voici à gauche sur sa toile très proche d'un mur, comme souvent.
Cette espèce se rencontre en nombre surtout en automne, jusqu'à tard dans l'année.
Cet animal a été photographié un 21 Décembre par une température proche de zéro degré. |
Un peu de verdure sur cette page... Mais la bête de gauche est la seule que j'ai pu voir ce jour-là en dehors des constructions humaines et des barrières métalliques... Elle fuyait le photographe. |
Le Mâle
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Le mâle adulte voit ses pattes avant se développer de façon presque invraisemblable, au point de se déplacer gauchement.
Ci-contre un mâle de la variété à robe brune, sans le dessin caractéristique de l'abdomen.
Le spectacle de multiples mâles aux grandes pattes mécaniques, errants lentement par une nuit froide sur un grand mur éclairé par un unique lampadaire lui-même colonisé par les araignées... était vraiment inquiétant, digne d'un film d'horreur.
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Une variante
Au milieu des Larinioides des bords de Marne, je me demandais bien ce que pouvait être cette bête à l'abdomen jaune éclatant...
Une variante étonnante... que je n'ai rencontrée qu'une seule fois...
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Le Couple
Un mâle (immature) et une femelle rencontrés à 30cm de distance sur un mur. Un futur couple?
Un 12 Mars en Allemagne du Nord, ces araignées ont donc dû traverser un hiver froid,
ce qui explique peut-être leur faible taille, surtout pour le mâle.
Ces animaux nous montrent une variante très claire de l'espèce qui ajoutée à leur faible taille
m'a fait les confondre sur place avec Larinioides cornutus. |
Le Cocon
La mère et ses cocons installés dans une l'angle d'un mur.
Un peu derrière, on peut voir une autre Larinioides. Celles-ci sont en effet souvent nombreuses sur un site.
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Les Jeunes
Un tout jeune vu un 5 Janvier
et pour lequel l'hiver va être difficile... |
Un jeune mâle que j'avais longuement pourchassé,
fort élégant dans sa livrée bleutée. |
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